Ses vers mal ficelés
Sometimes I mislead you. Sometimes by choosing a title, sometimes by sharing a link which isn't about what it claims to be about. Yet I wish to believe I'm doing it benignantly. With every misplaced title, with every not so to the point link, I try to push you further, to force you to relate, to make you think. What is so important in what I do that you should think about? That was never the question. Of course you may dislike what I am sharing, or even ignore my daily efforts towards a better, more pronounced presence in your visual life, of course your thumb might get a better use than to hit that tiny appreciation button, but, eventhough I need to somehow force my evidence on you, it isn't about me. It is and always was about you. What do you think about it, how do you feel about it? You never ask yourself why does this fool try to mislead us into reading his poorly crafted verses, why does he never explain in full what do those clumsy animations represent? Why don't you? Why do you expect meaning to come to you only from the usual well-known and expert approved sources? Why can't you relate, if only in order to criticise? What makes you so numb? What makes you so impermeable to other people's choices, to other people's dreams, to other people's attempts to graciously dance on the thin rim that separates us all from insanity and death, in short, to other people? Are you so unimpressed, so dull, so fearful, so unhappy?
Parfois, je vous induit en erreur. Parfois en choisissant un titre, parfois en partageant un lien qui ne traite pas de ce qu'il prétend traiter. Pourtant, j'aimerais croire que je le fais avec bienveillance. Avec chaque titre mal placé, chaque lien pas très pertinent, j'essaie de vous pousser plus loin, de vous forcer à vous identifier, de vous faire réfléchir. Qu'y a-t-il de si important dans mon travail pour que vous y réfléchissiez? La question n'a jamais été posée. Bien sûr, vous pouvez ne pas apprécier ce que je partage, ou même ignorer mes efforts quotidiens pour une présence plus marquée et plus visible dans votre vie visuelle ; bien sûr, votre pouce pourrait être plus utile que d'appuyer sur ce petit bouton d'appréciation, mais, même si je dois vous imposer mes preuves, il ne s'agit pas de moi. Il s'agit, et a toujours été, de vous. Qu'en pensez-vous, qu'en pensez-vous? Vous ne vous demandez jamais pourquoi cet imbécile essaie de nous induire en erreur en nous faisant lire ses vers mal ficelés, pourquoi il n'explique jamais en détail ce que représentent ces animations maladroites? Pourquoi ne le faites-vous pas? Pourquoi vous attendez-vous à ce que le sens vous vienne uniquement des sources habituelles, connues et approuvées par les experts? Pourquoi ne pouvez-vous pas vous identifier, ne serait-ce que pour critiquer ? Qu'est-ce qui vous rend si insensible ? Qu'est-ce qui vous rend si imperméable aux choix des autres, à leurs rêves, à leurs tentatives de danser gracieusement sur le bord fin qui nous sépare tous de la folie et de la mort, bref, aux autres? Êtes-vous si peu impressionné, si terne, si craintif, si malheureux ?